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Par Madjiasra Nako Jean-Bernard Padaré, l’ancien garde des Sceaux tchadien tombé en disgrâce et poursuivi dans plusieurs affaires, s’était réfugié en France il y a quelques mois. Alors que des affaires judiciaires le concernant sont pendantes et qu’on le croyait parti pour un long exil, il a décidé de rentrer au pays jeudi soir, à la surprise générale. C’est accompagné d’un haut gradé du renseignement tchadien que l’ancien ministre de la Justice Jean-Bernard Padaré est rentré jeudi soir au Tchad, lui qui en était parti en catimini, passant par le Cameroun puis la Belgique avant d’arriver en France où se trouve une partie de sa famille. Limogé fin 2013, Me Jean-Bernard Padaré fait face à une avalanche d’affaires lui prédisant un probable avenir carcéral. D'abord condamné en mars avec sursis pour tentative de corruption et placé quelques jours en prison, il s'apprêtait ensuite à affronter la Haute cour de justice (instance chargée de juger les hautes personnalités en cas de haute trahison), le Parlement l’ayant mis en accusation après la diffusion sur internet d’un enregistrement sur lequel on l'entendait se partager avec le chef de cabinet du président Idriss Déby Itno de l’argent destiné à l’archivage des documents de la DDS, la police politique de Hissein Habré. Histoire de calices... Face à toutes ces affaires, Jean-Bernard Padaré avait décidé de se retirer en France, précisant dans un courrier adressé au secrétaire général du MPS, parti au pouvoir qu’il ne s’agissait pas d’un exil. Beaucoup d’observateurs avaient conclu que l’ancien ministre refusait ainsi de boire le calice jusqu'à la lie... après en avoir lui-même fait boire de toutes les couleurs à certains rivaux, tels le député Saleh Kebzabo, chef de file de l’opposition, ou encore l’actuel Premier ministre Kalzeubet Pahimi Deubet. Affaire à suivre, donc.

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