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Selon le Journal de N’Djamena Bi-Hebdo N° 458 du vendredi 15 au lundi 18 décembre 2000, c’est l’occident colonialiste qui a éjecté le Président charismatique Hissein Habré de son fauteuil et non la horde des ânes en uniforme venue de Bamina. Voici intégralement la version donnée par le journal crédible de Moursal. « C’est à Amsterdam, Pays-Bas que les Occidentaux décident de vider Hissein Habré. Les pourparlers entre la délégation du Mouvement patriotique du Salut (MPS) conduite par Idriss Deby et les Envoyés spéciaux de l’Élysée dont Jean Christophe Mitterrand, le Général Quesnot, chef d’État major particulier du Président Mitterrand, un agent de la CIA du nom de Michaël et quelques agents de la DGSE. Du côté des Africains, il y’a le Dircab du Président Togolais, le Tchadologue du Président Bongo : Koumba MWeti ont duré quatre jours. Le 19 septembre 1990, Hissein Habré informé par son réseau sur le soutien de l’Élysée à la rébellion de ses anciens compagnons, envoie un message important aux unités des forces gouvernementales en opération à l’Est du pays à la frontière Tchado-soudanais. Le message interdisait aux chefs militaires d’utiliser la communication radio : « Limiter au maximum indispensable communication radio, utiliser courrier- ennemi écoute nos communications. Surtout éviter toute communication locale nouveau compte vous parviendra prochainement. » À Amsterdam, Deby et ses camarades venaient donner des gages de loyauté et de sincérité à la France et aux États-Unis d’Amérique. Ces gages étaient en cinq points imposés aux rebelles : 1- Démocratisation 2- La non-révision des accords de coopération militaire entre la France et Le Tchad 3- Sauvegarde des intérêts économiques occidentaux 4- Engagement de ne pas livrer les prisonniers libyens à Kadhafi 5- Restitution des matériels militaires américains tous ces cinq points avaient été à l’ordre du jour d’une grande réunion qui s’était tenue à Lomé le 20 mai 1990 sous la direction du Chef de l’État togolais Eyadema. À cette rencontre de Lomé avait pris part, les émissaires Français, Gabonais, Burkinabé. C’est d’ailleurs un des émissaires français, « Papa m’a dit »qui avait fortement conseillé aux rebelles d’inscrire la démocratisation en premier point de leur mémorandum, parce que la démocratie sera le point essentiel et fondamental du prochain sommet des Chefs d’État de France et d’Afrique. (Pour plus de précision le nom « Papa m’a dit » est celui de Jean Christophe Mitterrand, le fils du Président Mitterrand) La démocratie avait été l’argument développé par les anciens du Tchad pour convaincre l’Élysée a apporté son soutien à la rébellion. Leur plaidoirie était: voilà des compagnons de Hissein Habré qui ont pris les armes et s’engagent à démocratiser leurs pays pendant qu’ils sont encore dans le maquis. La démocratisation, les rebelles du MPS l’ont accepté, mais sur les conseils du chef de l’État togolais, ils l’ont assortie d’une condition selon laquelle, les élections ne pourraient être organisées que si la sécurité est rétablie sur toute l’étendue du territoire. Si le Chef de l’État togolais, qui était un des premiers chefs d’État à reconnaitre le pouvoir de Hissein Habré en 1982, avait été le parrain des opposants de N’Djamena, il parait que c’est à cause de l’entêtement de Hissein Habré à vouloir coute que coute réviser les accords de coopération militaire entre le Tchad et la France, malgré ses nombreuses interventions auprès de l’Homme fort de N’Djamena, sur la demande express de l’Élysée. Le dictateur togolais doit son fauteuil au réseau militaire des anciens de l’Afrique. Usant de son expérience, Eyadema avait conseillé aux rebelles de confier la tête du mouvement à Idriss Deby, parce que pour toutes les actions politiques en Afrique, les officiers de la coloniale n’ont confiance qu’aux militaires. Quant au Président gabonais, sa caution se justifie par la décision de Hissein Habré de transférer le bureau central de l’Information de la CIA de Kinshasa à N’Djamena. Il y’ aurait également d’autres raisons qui ont poussé le Chef de l’État gabonais tel le refus de Hissein Habré de faire entrer Elf dans le consortium pétrolier. Le Burkinabé Blaise Compaoré, en plus de ses accointances avec Kadhafi ennemi juré de Hissein Habré Les anciens du Tchad, militaires et civils dont les principaux sont les généraux Jeannou Lacaze et Monti, le Docteur Dumerger ont été déçus par le revirement de Hissein Habré qui privilégiait les États-Unis d’Amérique au détriment de la France » en parcourant ce manuscrit de N’Djamena Bi-Hebdo, vous saurez que certains de nos Chefs d’État d’Afrique noire ne sont que des simples notables de l’Élysée. La preuve, après les décès de ces trois grands notables de la France : Félix Houphouët Boigny ; Gnassingbé Eyadema et Oumar Bongo à titre de récompenses pour services rendus, le Président François Mitterrand intronise son fils Henri Konan Bédié comme successeur de son père ; le Président Jacques Chirac intronise Faure Gnassingbé, le fils du défunt à la place de son père et Ali Bongo est aussi furtivement intronisé à la place de son papa défunt Oumar Bongo. Où est donc la démocratie prônée lors du 16e sommet franco-africain tenu à la Baule du 19 au 21 juin 1990 ? Quelle mascarade, est ce que le fils de Hissein Habré aura-t-il droit à l’héritage du fauteuil de son père ou bien le fils de Laurent Gbagbo, Michel pourra-t-il bénéficier de ce bonus ? La réponse est non, car la France ne veut pas des chefs d’État patriotes dans ses ex possessions coloniales de l’Afrique noire. Elle veut des moutons de Panurge qui exécutent à la lettre sa politique. Le Président Charles de Gaule a dit que la France n’a pas d’ami, mais des intérêts. Monsieur André Malraux, ministre de la Culture aurait dit en aparté à Monsieur Adoum Maurice Hel bongo à l’époque Directeur de la Fonction publique, je cite : « Pour être en bon terme avec nous, ne touchez pas à notre langue, notre monnaie et notre base militaire 172 débaptisée en septembre 1975, Base Sergent Chef Adji Kosseï ». Pour plus de détails, Monsieur Adoum Maurice Hel bongo, après l’obtention de son baccalauréat au Lycée Savorgnan de Brazza à Brazzaville en juin 1951, a poursuivi ses études supérieures de la France d’outre-mer à Paris et titulaires de plusieurs diplômes universitaires. En 1963, il fut ministre de l’Agriculture et de 1965 à 1967, Ministre de la Santé. Son CV est très riche, il a servi à l’organisation internationale du travail (OIT) et Bureau international du Travail. En 1958 après la proclamation de la République, il a été nommé Directeur de la Fonction publique. C’est un cadre supérieur qui se connaît avec Monsieur André Malraux ministre de la Culture et Écrivain français de renommée. C’est à Hel Bongo que Malraux a confié ce top secret. Le Général de Gaule est le plus charismatique de 24 chefs d’États français. Il a donné de lui deux images : celle de l’homme du 18 juin 1940 et celle du fondateur de la 5e République en 1958. Né à Lille le 22 octobre 1890, élève du Saint-Cyr, il choisit l’infanterie, qu’il juge plus militaire. Au sortir de l’école en 1912. Combattant courageux, il est blessé au cours de la première guerre mondiale et faite prisonnier en 1916. Dans deux ouvrages datés respectivement de 1932 et de 1934, le Fil de l’épée vers l’armée de Métier, il esquisse un tableau de la future armée de guerre dominée par les engins motorisés, blindés d’abord, avions ensuite. Bref, son palmarès est auréolé de gloire. Un chef d’État emblématique comme De Gaulle ne pourra être corrompu par un Kadhafi, car sa dignité et celle de la France sont au- dessus de tous. Pour nous éviter l’armada de l’OTAN (Organisation de Traité de l’Atlantique Nord) Deby ne doit pas donner un franc à son Hôte Hollande. Le colonel Kadhafi connu pour ses vertus arabes de générosité a pris à ses dépens. Si hier le Président Hollande a systématiquement refusé de rencontrer les chefs des partis politiques et la société civile pour moi, c’est un non-événement. Seul Yorongar Ngarlejy a compris la politique française, dans ses points de presse, il a répété à plusieurs reprises, que l’exploitation du Pétrole sous l’ère Deby n’est pas la bienvenue. Aujourd’hui l’histoire lui donne raison. L’or noir est devenu la propriété privée du clan Itno et pour les dépenses de leur prestige. Il nous faut consentir des sacrifices colossaux pour le faire plier. Ce n’est pas un petit communiqué d’un chef de parti qui l’éjectera de son fauteuil présidentiel. Seule la rue peut faire changer la lune du quartier. L’alternance c’est les sacrifices à consentir en pleine rue. Les Exemples ne manquent pas. À Brazzaville, le 15 aout 1963, une manifestation de rue a éjecté de son fauteuil le Président l’Abbé Fulbert Youlou. Le 21 octobre 1964 à Khartoum, une manifestation estudiantine, appuyée par le peuple a contraint le Président Ibrahim Aboud à démissionner. Ces ânes en uniforme et les chiens couchants du Président ont abattu l’étudiant Mahamat Alkhourechi et sur le champ, une chanson patriotique est composée en son nom. Elle dit ceci : « Mahamat Alkhourechi est notre premier martyr. En arabe ce chant patriotique signifie Mahamat Alkhourechi chahidna al awwal ». Bref la rue a apporté l’alternance. Ici aussi, c’est la rue seule peut nous libérer. La visite éclaire du Président Hollande a fait l’objet de plusieurs commentaires. Les régies financières ont travaillé du matin jusqu’à 23 heures pour produire une enveloppe de 19 milliards, on ignore la destination de cette grosse enveloppe. À propos du Président prestigieux Hissein Habré, la France n’a pas aussi digéré l’interview du 06 octobre 1990. Dans un dossier spécial consacré au Tchad, Marché tropicaux publia un entretien d’Hélène Deval avec Hissein Habré. Quelques extraits permettent de comprendre l’urgence pour le Président François Mitterrand de laisser-faire rapidement. Écoutons Hissein Habré: « Quant au multipartisme, c’est un sujet à la mode très controversé. Mais le problème, à notre sens, n’est pas le multipartisme, c’est la démocratie. Le problème, c’est la participation des citoyens aux affaires qui les concernent : que les populations prennent en main leur destin. Maintenant, quelles seront les formes de cette démocratie et de cette liberté ? Cela peut être le multipartisme, mais il peut y avoir aussi d’autres formes de pluralisme politique. Chaque Nation, chaque État, chaque peuple doivent eux-mêmes inventer, secréter le système démocratique, le système de liberté qui lui convient. Je ne suis ni contre le multipartisme ni pour le multipartisme sans nuance. Parfois je me pose cette question : pourquoi le monde occidental, de façon parfois choquante, veut-il imposer à tous son système ? Nous sommes en droit de nous poser cette question et vous êtes en droit de vous la poser vous-même. Pourquoi nous dites-vous ce qui est bon pour vous est bon pour nous ? Toute l’histoire le prouve, l’occident n’a jamais été un modèle de liberté et de démocratie, soyons sérieux ! Vous nous avez toujours écrasés dans l’histoire, depuis la traite des Nègres, qui a fait entre 100 à 200 millions de déportés, de morts. La colonisation qui a été une tragédie terrible pour l’Afrique ; aujourd’hui le néocolonialisme. Vous nous dominez sous toutes les formes, vous nous exploitez sous tous les rapports : économiques, culturels, politiques, diplomatiques, militaires. Et vous prétendez que notre bonheur, c’est ce que vous nous dites ! Or, dans la pratique, vous avez toujours fait le contraire, voyez-vous ! Aidez- nous plutôt, puisque vous avez fait votre bonheur, votre fortune sur notre dos durant des générations. Mais aujourd’hui, au lieu de nous aider, vous faites le contraire. » L’image du Président du Tchad va connaitre une métamorphose fulgurante en très peu de temps. Celui que l’on convoitait saluait pour ses victoires militaires que jeune Afrique Économie encensait dans son numéro spécial sur le Tchad. JAE N° 123, septembre 1989 en saluant sa capacité d’avoir « su en quelques années, rompre avec son image de rebelle et trouver une vraie légitimité ». Celui dont l’efficacité du gouvernement, félicité par le FMI qui lui avait « décerné un satisfecit pour les efforts déjà déployés dans la reconstruction de l’économie nationale » est désormais « boucher du Tchad » L’affaire tchadienne, pour les officiers français a été de tout temps affaire de cœur et d’affection, affaire de combattant. Il semble que lors des périodes de crise, les très grandes qualités humaines des Tchadiens déteignent sur leurs interlocuteurs, tant pour leur fidélité en amitié que leurs mémoires belliqueuses (personne dans l’armée française n’a oublié le commandant Galopin. Les uns « s’en foutent éperdument », les autres ne « pardonneront jamais » l’assassinat d’un homme envoyé pour négocier). Ainsi cet épisode de la vie de Hissein Habré peu importer les circonstances exactes de la mise à mort le poursuit et le poursuivra longtemps, surtout pour ceux qui découvrent la face visible de la chronologie tchadienne. Par ailleurs dans son livre : Au Cœur du secret, Claude Selberzahn, ancien Directeur de la DGSE explique les véritables raisons qui ont poussé la France à observer d’un œil bienveillant la rébellion d’Idriss Deby : « Ce que nous apporterons à Idriss Deby, conformément à ses vœux, c’est la neutralité de la France. Nous avons pris son parti… pour plusieurs raisons, nous estimons alors que Hissein Habré avait échoué à satisfaire l’attente de la France… Hissein Habré avait trompé son principal allié, la France garant de l’indépendance du Tchad, en jouant dans son dos avec les Américains. Notamment, en soutenant la création, à notre insu et sous l’égide de la CIA, de la force Haftar composée de mercenaires recrutés parmi les 2000 Libyens faits prisonniers lors de combats de 1987. En parcourant ces documents, n’importe qui saura que les Présidents tchadiens éjectés de leur fauteuil par la France sont de vrais patriotes qui refusent de brader leur pays. Sauf Idriss Deby n’a aucun brin de nationalisme. Jamais et au grand jamais un tchadien intégral acceptera de faire piller son pays par des mercenaires soudanais et son clan Itno. Tous ensemble, luttons ensemble contre ce danger national. Al Hadj Garondé Djarma Téléphone: 00253 68 40 18 Ville : N'Djamena Email : garondedjarma@yahoo.fr