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Nouredine Adam, le 1er vice-président de la Seleka
Nouredine Adam, le 1er vice-président de la Seleka

La République centrafricaine est toujours dans l’attente d’un nouveau Premier-ministre, depuis la démission d’André Nzapayeké il y a deux jours. Les consultations se poursuivent. La présidente de transition, Catherine Samba Panza va recevoir dans l’après midi de ce jeudi 7 août 2014 à Bangui les représentants des Anti-balaka et ceux de l’ex rébellion de la Seleka. Une rencontre attendue, alors que l’ancienne rébellion vient d’étaler au grand jour ses divisions internes.

Par Eric Topona.

Qui va diriger la délégation de la Seleka à cette rencontre au Palais de l’Unité de Bangui ? Cette interrogation se justifie d’autant que par une décision, dont la Deutsche Welle a eu copie, le premier vice-président de l’ancienne rébellion Nouredine Adam a suspendu de leurs fonctions deux des dirigeants de ce mouvement. Officiellement pour «Non respect de la hiérarchie». Il s’agit de Mohamed Moussa Dhaffane et de Mahamat Taib Yacoub, respectivement 1er et 3 ème vice-président. Pourtant, c’est le même Mohamed Moussa Dhaffane qui a apposé sa signature au bas de l’accord de Brazzaville au nom de la Seleka. Juste avant le début de cette édition, Nouredine Adam et Mohamed Moussa Dhaffane étaient injoignables au téléphone. Mais une source proche de l’ancien président Michel Djotodjia, joint à Cotonou, confirme les accusations portées à l’encontre de l’ancien ministre des Eaux et forêts, Mohamed Moussa Dhaffane. «Il a signé l’accord de Brazzaville sans l’avis de sa hiérarchie», nous a confié notre source. La Seleka suspend dans la foulée sa participation à l’accord de Brazzaville signé le 23 juillet dernier à Brazzaville. Cette nouvelle donne ne risque t-elle pas de compromettre la formation attendue du futur gouvernement de transition en RCA? Beaucoup d’observateurs craignent en effet que tous les efforts consentis pour un retour à la paix ne soient qu’un coup d’épée dans l’eau. Selon toujours ce proche de Michel Djotodjia, réélu récemment à la tête du Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique, la nouvelle appellation de la Seleka, la décision du mouvement de suspendre sa participation à l’accord de Brazzaville est provisoire, le temps d’y voir plus clair. ‘’ On ne peut pas cautionner un accord alors que l'on n’a pas été associé à la rédaction du contenu et qui plus est, cet accord ne prend pas en compte nos revendications légitimes’’, a expliqué cette source hors micro. Pourtant, il se susurre à Bangui, que parmi les trois noms de ‘’Premier-ministrables’’ qui circulent, deux auraient été proposé par l’ancien président de transition. Mahamat Kamoune et Bruno Abba, tous deux sont des proches de Michel Djotodjia.

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