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Au Mali, quatre soldats de la Mission de l’Onu ont été tué hier, suite à l’explosion d’un engin explosif dans le nord du pays. C’est dans ce contexte sécuritaire que se poursuit à Alger, la seconde phase des discussions entre le gouvernement et les mouvements armés qui contrôlent une bonne partie du septentrion malien. Et au troisième jour des négociations, les discussions semblent au point mort.

Par Eric Topona.

Quelques difficultés ont faillies compromettre la suite de ce dialogue. Des difficultés provoquées par le départ des représentants du MNLA et ses alliés de la salle. Joint à Alger, le Ministre malien de l’intérieur et de la sécurité, membre de la délégation gouvernementale a minimisé cet incident : ‘’ Tout est rentré dans l’ordre’’ nous a confié sans autre explication le général Sada Samaké. Du côté du MNLA, le ton est plus nuancé. ’’Les choses se passent difficilement, mais les négociations se poursuivent. Il ya quelques retards, mais qui sont bien gérés par la médiation. Il n’ya pas vraiment de blocage en tant que tel. Mais il ya des incompréhensions qui sont en train d’être réglé. Il ne faut pas non plus oublier les revendications principales qui sont que l’Azawad qui aspire à un statut juridique et politique’’ explique Moussa Ag Assarid le porte-parole du MNLA en Europe et membre de la commission des négociations.

Statut juridique du nord Mali, point de blocage ?

Les deux camps campent toujours sur leur position respective. D’un côté, le gouvernement qui reste fidèle à la ‘’ligne rouge’’ fixée par le président IBK, notamment l’intégrité du territoire, la forme républicaine et la laïcité de l’Etat. De l’autre, même s’ils ont mis un bémol, les groupes rebelles n’entendent pas transiger avec un statut juridique particulier du nord du Mali qu’ils appellent l’Azawad. Comme on peut le constater, la tâche ne s’annonce pas facile pour l’équipe de médiation internationale conduite par l’Algérie et composé de l’Onu, l’Union africaine, la CDEAO, de même que certains pays amis, tels le Burkina, le Tchad et le Niger. Quatre groupes thématiques ont été constitués pour des discussions en plénière le 7 octobre agit du groupe », Développement économique et social et «la réconciliation nationale».

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