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Transition civile au Burkina, Djibril Bassolé ‘‘pressenti dans les milieux diplomatiques’’

Par fratmatinfo

L’une des raisons évoquées pour le choix cette personnalité s’explique par le fait qu’il demeure la seule personnalité du régime dont le domicile n’a pas été saccagé et qui jouit d'une réelle sympathie dans la population comme l'a démontré les derniers mouvements comme s’il s’agissait d’un signe prémonitoire. Transition civile au Burkina : Djibril Bassolé ‘‘pressenti dans les milieux diplomatiques’’ « Le Général de gendarmerie Djibril Bassolé semble être la personne idéale pour conduire une transition civile à l’heure actuelle au Burkina *Faso », affirme une source diplomatique à Abidjan, joint par Fratmat.info, ce dimanche 2 novembre 2014. Information confirmée par d’autres sources à Ouagadougou qui avouent que c’est l’une des hautes autorités dont le domicile n’a pas été saccagé et à qui les "manifestants vouent respect et considération" "Nous espérons qu'il y aura une transition conduite par un civil, conforme à l'ordre constitutionnel. Sinon les conséquences sont assez claires. Nous voulons éviter pour le Burkina Faso la mise en place de sanctions", a déclaré, également, ce dimanche 2 novembre, à Ouagadougou, l'émissaire de l'Onu pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas. Après sa démission, Blaise Compaoré avait mis dans la balance l’article 43 de la constitution qui donnait droit au Président de l’Assemblée nationale, Soungalo Apollinaire Ouattara qui devrait diriger la transition et organiser les élections dans un délai de 60 à 90 jours. Hélas, selon des confidences diplomatiques le Chef du parlement n’a pas su saisir cette chance. «Question de poigne», racontent certaines sources diplomatiques. « La Cedeao, fidèle à ses principes, ne reconnaitra aucune accession au pouvoir par des voies non constitutionnelles », avait menacé dans un communiqué rendu public le 30 octobre 2014, le Président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), John Dramani. Quant à Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la commission de l’Ua elle a « exprimé sa profonde préoccupation face à la situation au Burkina Faso et affirmer suivre de très près son évolution ». Faut-il le préciser les deux organisations ont annoncé une médiation conjointe à Ouagadougou au moment où les forces armées du Burkina semblent s’accorder sur le nom du Lieutenant-Colonel Isaac Zida pour diriger la transition. Cependant le Chef de fil de l'opposition n'en veut pas. Zéphirin Diabré et ses amis veulent plutôt une transition civile à l'écart des militaires. La chute du Président Blaise Compaoré qui a trouvé refuge à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire n’a pas fini de dévoiler ces secrets. Des informations qui nous parviennent de Ouagadougou, font état qu’une partie importante des manifestants comprend difficilement que le « Balai citoyen » qui est un mouvement de la société civile avec à sa tête des artistes comme Sams’K Le Jah, très connu dans la place abidjanaise et le rappeur burkinabè Smokey s’associent aux militaires pour assurer la transition. L’adresse des internautes à ces personnalités est très claire : « Nous interpellons ce jour les responsables du "Balai citoyen" sur la dangerosité de la situation actuelle. Nous ne reconnaissons plus la feuille de route. J'interpelle nommément Me Guy Herve Kam (qui, en principe est un homme bien averti), Sam’s K Le Jah et Smockey qui ont fait un gros travail de mobilisation de la jeunesse, de faire très attention. » Poursuivant, les manifestants sont furieux : « La situation actuelle est préoccupante: Nous ne voulons pas remplacer une dictature par une autre dictature! Pourquoi suspendre la constitution alors que tout le peuple s’est sacrifié pour defendre cette même constitution ???…Plus de 30 morts et une centaine de blessés se sont sacrifiés ces derniers jours. Ce sera dommage que la souffrance de ce peuple perdure après ce lourd sacrifice », interpelle un internaute sur la page officielle facebook de Sam’S K Le Jah. Pendant ce temps une autre partie de la société civile qui n’est pas d’accord estiment que la transition doit être assurée par une personnalité civile. A cet effet, une personnalité diplomatique joint par Fratmat.info depuis Abidjan avoue que cette personne idéale pour conduire la transition civile ne pourrait être que le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères de Blaise Compaoré, le Général de gendarmerie Djibril Bassolé. L’une des raisons évoquées pour le choix de cette personnalité s’explique par le fait qu’il demeure la seule personnalité du régime dont le domicile n’a pas été saccagé et qui jouit d'une réelle sympathie dans la population comme l'a démontré les derniers mouvements comme s’il s’agissait d’un signe prémonitoire. « Djibril Yipènè Bassolé (1957-) été le Médiateur conjoint ONU-Union africaine pour le Darfour du 1er août 2008 jusqu'au 30 avril 2011. M. Bassolé, qui avait été ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso en 2007-2008, a repris ce poste à la suite de son mandat au Darfour. De 2000 à 2007, il a été Ministre de la sécurité et a joué un rôle clef pour faciliter l’Accord de Ouagadougou, qui avait été signé en 2007 par le président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire, et le chef des Forces nouvelles, Guillaume Soro. M. Bassolé a travaillé en tant que membre de la Commission de médiation pour le conflit des Touaregs au Niger de 1994 et 1995. Il a également été membre du Comité international pour la supervision des élections au Togo en 1993-1994 », relevé son curriculum vitae.

CHEICKNA D. Salif salifou.dabou@fratmat.info

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