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Le journaliste tchadien Jean Philippe Odinakachi, victime d'un acte de piraterie?

Chers amis, je suis pris dans le piège d’un réseau de cybercriminels dont l’actrice principale s’est fait passer pour une partenaire d’un projet en santé dont j’étais porteur. Après deux ans d’échanges, la confiance s’était installée entre nous. A aucun moment, je n’ai douté de la sincérité de mon interlocutrice. Nous discutions de façon plus ou moins régulière. Mais au détour de quelques-unes discussions via skype, mon interlocutrice a récemment réalisé, avec son réseau de cyber gangsters, un montage vidéo obscène sur moi qu’ils menacent de diffuser partout sur les réseaux sociaux si je ne leur verse pas 500.000FCFA… Les images, sont bien de moi, mais cette action obscène du contenu, ne sont que du pur montage. Leur objectif est clair : salir mon honneur et ma réputation. Mais tenez-vous tranquilles Je n’ai nullement envie de céder à ce chantage. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai donc décidé de prendre les devants pour alerter tous mes amis pour qu’ils n’accordent aucun crédit à une éventuelle vidéo obscène de moi. Par la même occasion, c’est un témoignage pour que d’autres personnes ne tombent dans ce piège des criminels du web. Vigilance donc à tous ! Comment j’ai été embarqué dans cette aventure ? Voici l’histoire. C’était il y a environ 25 mois. Alors que j’étais encore au Tchad, j’avais mûri un projet en santé de reproduction qui me tenait à cœur. J’ai lancé un appel à mes contacts en vue de trouver des partenaires pour la mise en œuvre dudit projet. En réaction à cet appel, une certaine Geneviève m’envoie un message dans ma boite mail libellé comme suit : «Je suis une infirmière et je travaille en France dans le domaine de la santé de reproduction. Tes publications sur la santé de la reproduction et la promotion du genre m’intéressent. Je souhaiterais que nous travaillions ensemble pour aider le Tchad et en même temps te mettre en rapport avec les associations françaises qui travaillent dans ce domaine». Je ne m’étais pas posé de questions quant à la crédibilité de l’auteur du message. Pour moi, c’était plutôt une chance, une belle opportunité à saisir. De ce point de vue, j’ai trouvé ce message intéressant parce que son contenu entre en droite ligne avec ce que je fais avec des confrères dans la sensibilisation sur la santé de la reproduction (SR). Je voyais d’ores et déjà des perspectives prometteuses pour mon projet. Alors durant deux ans, nous échangions régulièrement. Naïf, je lui ai envoyé toutes les productions journalistiques que j’ai faites dans le domaine de la SR en vue de convaincre les partenaires. Venu à Dakar pour poursuivre mes études, il y a un an, le contact n’a pas été rompu entre nous. Il a été au contraire plus régulier et facilité notamment par la bonne qualité de la connexion Internet au Sénégal. C’est d’ailleurs à mon arrivée à Dakar que nous avons commencé à échanger via skype. Et la confiance s’est renforcée. Les choses pour moi se précisaient par rapport à l’intérêt de ma « partenaire» pour mon projet. Elle a commencé à son tour à m’envoyer des rapports de ce qu’elle aurait fait matière de santé de la reproduction. Et jusque-là, je n’ai rien vu venir de grave. Mais contre toute attente, le 15 mai 2014, Geneviève me demande de lui prêter de l’argent. Un peu surpris, j’ai pris le temps de lui expliquer que je suis étudiant et non boursier. Donc je ne peux pas donner une suite favorable à sa requête. Une réponse qui ne la satisfaisait pas outre mesure puisqu’elle me répond en ces termes : «Tu es un étudiant fonctionnaire et ton pays a beaucoup d’argent grâce à l’exploitation du pétrole». Curieuse réponse. C’est tout comme si je gérais la production pétrolière au Tchad. Cette demande non satisfaite, à une autre occasion le 21 décembre dernier de nos échanges via skype toujours, ma soi-disant partenaire me dit que je compte beaucoup pour elle, qu’elle m’aime. Je ne comprenais plus rien à cette évolution des choses. Parce que ce n’était ce qui nous a unis. Stupéfait, je lui ai rétorqué que nous sommes partenaires d’affaires je préfère qu’on se limite à ça. Mais elle insiste et me confie même qu’elle désirait venir passer un moment à Dakar. Elle veut bien venir à Dakar. Mais seulement, elle dit ne pas pouvoir se payer un billet aller-retour et qu’elle aurait voulu que je prenne la moitié de ses fais de voyage en charge. Une fois de plus, ma réponse a été négative. Je lui ai clairement dit que je suis fiancé. Mais si elle tient malgré tout à effectuer le voyage sur Dakar, qu’elle prenne l’intégralité de ses frais de voyage. Une fois sur place, moi je peux juste l’accueillir et lui offrir l’hospitalité. C’est là où nous avions arrêté la discussion. Le 13 janvier, après une longue conversation, Geneviève me demande de me déshabiller. Je lui ai opposé un niet catégorique malgré son insistance. Mais soudain, c’est elle qui s’est mise à se déshabiller comme pour me forcer à accéder à sa demande. J’ai dû couper la conversation Skype. Depuis lors, quand elle essayait de m’appeler via skype, je ne répondais plus. Deux jours plus tard, c’est-à-dire, le 15 janvier alors que j’ai quitté les cours, mon téléphone sonne avec un numéro d’appel est masqué. Quand je décroche, c’est un monsieur qui est au bout du fil et qui me demande pourquoi on m’appelle depuis quelque temps et que je ne décroche pas ? Je lui demande qui est-il et qui est-ce qui m’appelle et je ne prends pas l’appel comme il le dit. C’est ainsi qu’il me parle de Geneviève. Puis il m’exige d’aller voir sur skype ce qui se passe. Il dit m’avoir envoyé quelque chose que je dois voir absolument. Par curiosité, j’obtempère pour savoir de quoi il était question. Et qu’est-ce que je trouve à ma grande surprise ? Un montage vidéo obscène à caractère pornographique dont je vous ai parlé plus haut. Une vidéo de 9 minutes. En vérité, il se trouve qu’une fois quand elle m’a appelé, j’étais torse nu. Je ne portais pas de chemise. Nous étions en période de chaleur. Donc c’est cette image où je ne porte pas de chemise, allongé dans mon lit que ces gangsters ont utilisé à fond. En clair l’image, c’est bien moi. Mais cette scène obscène, ce n’est pas du tout moi. J’étais cassé en colère contre ce coup monté. Alors quand je demandé au monsieur ça que c’est que ça ? Il me dit que c’est bien moi en action et qu’ils m’ont suivi depuis le Tchad, il y a deux ans. Et pour que ce film monté avec mon image ne fasse le tour des réseaux sociaux, je devrais lui transférait pas 500 mille francs. Le monsieur au bout du fil m’assure qu’avec son réseau qui, a des représentants en France et partout en Afrique de l’Ouest, dont au Bénin, m’avaient dans leur viseur par l’intermédiaire d’un contact au Tchad. Il promet et me le dit expressément qu’il va ruiner ma vie, notamment par le biais de mes amis de facebook. «Surtout n’essaie pas de t'enfuir OK ? Tu vois cette vidéo elle est belle et bien toi. Si tu essaies de t'enfuir, de jouer le dur, de me tenir tête ou de te déconnecter tu verras réellement de quoi je suis capable, promet-il et d’insister en m’interrogeant «Dis-moi, aimerais tu que cette vidéo de toi soit partagée sur www.YouTube.com,www.Dailymotion.com, www.TV5.fr, www.TF1.fr www.hotmail.com, www.twitter.com www.France2.com, www.France24.com www.Facebook.com www.Africable24.com ?

Je leur ai dit de faire ce qu’ils veulent avec leur sale vidéo mais que de moi, ils n’auront pas un seul centime. Ils sont déjà signalés à la police, les associations et plusieurs corporations qui luttent contre la cybercriminalité dans quelques capitales de la région.

Jean Philippe Odinakachi

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