Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les manifestations contre la troisième candidature de Pierre Nkurunziza continuent, alors que le pouvoir vient de demander aux Burundais de mettre la main à la poche pour financer les scrutins à venir.

Par Eric Topona

Au Burundi, les opposants à la troisième candidature de Pierre Nkurunziza ne désarment pas, malgré la répression. Ils ont à nouveau manifesté mardi matin dans certaines communes de Bujumbura, la capitale. Pendant ce temps, le gouvernement appelle les populations à contribuer au financement des prochaines élections. 25 millions d'euros manquent C’est sous la forme d’un communiqué de presse que cet appel a été lu sur les antennes de la radiotélévision nationale. Dans ce communiqué, le gouvernement annonce l’ouverture d’un compte bancaire destiné à recueillir les contributions volontaires des Burundais. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé pouvoir prendre en charge une partie du fonds nécessaire, soit environ 25 millions d'euros. La moitié à peu près du budget total qui s’élève 60 millions de dollars, soit 53 millions d'euros. Une partie de cette somme avait déjà été décaissée par les partenaires étrangers. Notamment la Belgique, les Pays-Bas et de la Suisse qui ont finalement suspendu le reste de leur aide. Conséquence, le régime Nkurunziza a un besoin pressant d’argent.

Prochain sommet dimanche prochain

La rencontre des chefs d'Etat de la sous-région est prévu dimanche prochain, de nouveau à Dar es Salam, en Tanzanie. On ne connait pas encore l’ordre du jour exact de ce sommet, mais la Communauté d'Afrique de l'Est assure que "tous les chefs d'Etat vont venir", y compris celui du Burundi, Pierre Nkurunziza. Que peut-on attendre de ce sommet ? Ecoutez ici la réponse d'Elias Sentamba, chercheur à l’IDEC, l’Institut de Développement Economique de Bujumbura, et spécialiste du volet « Gouvernance et Développement institutionnel».

Les attentes de Bujumbura

Le pouvoir burundais aussi attend les retombées de ce sommet de Dar es Salam. Gervais Abayeho, l’un des porte-parole du président Nkurunziza s'explique ici. Pour l’heure, le gouvernement burundais n’a pas confirmé la présence de Pierre Nkurunziza au dit sommet. Le 13 mai dernier, une partie de l’armée emmenée par le général Godefroid Niyombare avait profité de l’absence du président pour tenter de le renverser. Pierre Nkurunziza assistait à un sommet régional consacré justement à la crise que traverse son pays. Par ailleurs, la France, jusqu'ici discrète sur le dossier burundais, a annoncé la suspension sa coopération sécuritaire avec le pays.

Partager cet article

Repost 0