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Loi anti-terroriste: un citoyen tchadien s'en indigne
Les multiples attentats perpétrés à N'djamena par la nébuleuse secte islamique Boko Haram, laisse la population Tchadienne face à une longue liste des décisions gouvernementales, notamment l'interdiction du voil intégral, pas de circulation des voitures des vitres noirs et voir pour la première fois penser à une loi antiterroriste. Sous un angle juridique, le projet de loi portant répression des actes de terrorisme, semble être anticonstitutionnel. D'après les analyses minutieuses de la classe politique, de la société civile et des médias, il s'avère que plusieurs dispositions dudit projet de loi sont confuses et liberticides. Pour preuve à l'appui, une simple lecture marathon de la constitution de la République du Tchad peut en donner plus des précisions et clartés, comme quoi le Titre II de la constitution de la République du Tchad, stipulant les libertés, les droits fondamentaux et les devoir, garanti au peuple Tchadien les droits des grèves, la liberté d'expressions et de manifestations au termes des articles 12, 27 et 28. Porter atteinte à ces dispositions constitutionnelles, serait une mauvaise foi du pouvoir au respect de la constitution, qui est la hiérarchie des normes. La lutte contre le terrorisme ne devrait pas être pour le gouvernement une occasion opportune, bénéficier des fins politiques au détriment des libertés fondamentalles. En guise de projection, tout porte à croire que le gouvernement veut installer une barrière systématique aux citoyens lamdas qui pourront tout éventuellement decendre dans les rues pour des revendications ou dénonciations des mauvaises actions du pouvoir. Une autre analyse nous amène au sort des étudiants qui, comme coutume, ne gagnent la bourse qu'à l'issue des marches pacifiques, grèves et voir même quelques fois des violentes manifestations souvent réprimées par la police. Pour ne jamais dans l'avenir vivre la foi patriotique aux épreuves politiques des gouvernants, le conseil constitutionnel doit se montrer indépendant et procéder à une importante analyse à priorie du projet de loi antiterroriste avant sa promulgation par le président de la République.

Keiyang Alkerim Bouïla

Étudiant en sciences juridiques et politiques à l'Université de N'Djamena

E-mail : Keiyangalkerim@gmail.com

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