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BAHR EL GAZAL, la Succession d’un chef de canton Djarawa: Abakar Tahir dit Almanna impose son candidat
Nous, les ayants-droit de la chefferie, membres du clan Mallima venons par la présente exposer la vraie situation la succession du chef de canton Djarawa, dans la sous-préfecture de Moussoro, région de Bahr El Gazal. Le chef de canton Djarawa, M. Edrene Choukou, est décédé le 1er Novembre 2015 à Moussoro. Le Bahr El Gazal en général et le canton Djarawa en particulier viennent de perdre un grand homme. Nous les ayants-droit de la chefferie, au nom de toute la communauté, tenons à lui rendre un vibrant hommage et prions Dieu de lui accorder le paradis tout en remerciant tous ceux et toutes celles qui ont été à nos côtés pendant les durs moments. Comme tout grand homme qui meurt, sa disparition laisse un vide difficile à combler. Aussi, nous les ayants-droit de la chefferie, membres du clan Mallima, avions-nous écrit à toutes les autorités concernées (Sous-préfet, Préfet, Gouverneur et Ministre de l’Administration du Territoire) et les autorités militaires (Com GNNT), pour les alerter et pour leur demander de ne pas se presser pour nommer un successeur à la place du défunt sans respecter les procédures prévues à cet effet. Ainsi, par requête enregistrée sous le numéro 9443 du 03 novembre 2015 nous avons saisi le Ministre de l’Administration du Territoire pour lui rappeler les dispositions de la loi organique N°13/PR/2010 du 25 août 2010 portant Statuts et attributions des autorités traditionnelles et coutumières. En effet, il est clairement mentionné à l’article 26, que pour la désignation et la nomination des autorités traditionnelles et coutumières, des « consultations nécessaires » doivent être organisées. « En cas de désaccord au sein de la famille titulaire de ce droit, une élection est organisée pour le choix de la nouvelle autorité », stipule cette loi. Aussi, voudrions-nous vous informer que malgré plusieurs tentatives, aucun consensus n’a été trouvé. Ces concertations étaient menées sous la conduite de M. Abakar Tahir Moussa dit Almanna, en présence des députés, des chefs traditionnels et autres commerçants et personnes ressources de la région. Nous, membres de la famille Mallima avons exigé que seule une élection pourrait nous départager. C’était un droit prévu aussi bien par nos traditions que par les textes qui régissent notre pays. D’ailleurs, nous rappelons que le défunt lui-même a été porté à la tête de la chefferie suite à un vote. Hélas notre surprise a été de constater que toutes ces démarches ne sont mentionnées nulle part. Ni dans le procès verbal, ni ailleurs. Pire, un camp de Abakar Tahir Almanna s’est accaparé du dossier tente d’induire en erreur les autorités compétentes en véhiculant l’information selon laquelle un consensus a été trouvé. C’est inexact. Le consensus auquel il est fait allusion est celui qui a été discuté au sein du clan Gnoulou, particulièrement entre le fils ainé et le fils cadet du défunt. Là encore, il y a une voix discordante. Rappelons que notre clan, le Mallima a enregistré en son sein 14 chefs de canton depuis la création du canton, alors que le Gnoulou n’enregistre que deux (2). Procéder à la désignation d’un chef de canton Djarawa, sans considérer l’avis de la famille Mallima est une erreur grave que le camp des puissants tente de faire endosser. Nous alertons par la présente sur la grave tentative de poser un acte préjudiciable pour la cohésion au sein de la famille Djarawa, et partant dans toute la région de Bahr-El Gazal. Nous les ayants-droit de la chefferie, membres du clan Mallima, avons un grand respect aussi bien pour notre canton, notre région que pour tout notre pays. Nous sommes respectueux de nos traditions et restons aussi attachés aux textes de la République. C’est pourquoi nous prenons l’opinion nationale à témoin pour affirmer certes avec respect mais également avec fermeté que nous ne sommes pas prêts à accepter une injustice qui foulera aux pieds nos traditions et nos textes en désignant par la force, dans l’illégalité, un chef de canton. Ce serait bien dommage pour notre communauté et pour notre pays. Car, comme vous le savez, toute injustice où qu’elle se produise est une menace pour la justice partout ailleurs. En définitive, nous ne réclamons point une faveur. Nous ne demandons que la justice et surtout le respect de la coutume et des textes de la République.

Pour la communauté Mallima Brahim Youssouf Mallimi-Dougou

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