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Pahimi Padacké Albert, le traitre à la mémoire courte.
Par Armand Djimassal à N’djaména

Depuis quelques jours, les propos de l’actuel Premier-ministre fait le tour des réseaux sociaux."Le Président Deby a déjà tout eu dans sa vie [...] Les autres opposants sont des affamés comme vous.", avait déclaré en substance Albert Pahimi Padacké, par ailleurs président du Rassemblement National des Démocrates Tchadiens, lors d’un meeting à Laï, le chef lieu de la Tandjilé Est. A première vue, ces propos ne m’ont pas surpris, surtout venant d’un chef de parti politique de la majorité, de surcroit en campagne électorale. Car en cette période, tous les coups sont permis, y compris les plus assassins. Mais ce genre de propos ne devrait pas venir d’Albert Pahimi Padacké, s’il a encore un brin de mémoire et de dignité. Tenez ! Je discutais ce mardi matin avec un des voisins de quartiers du Premier-ministre, qui m’a fait part de son incompréhension. Il m’a avoué ne pas comprendre les inepties débitées par Albert. Morceaux choisis. « A-t-il oublié les pieds de grue qu’il faisait devant le domicile de son ex mentor, le Dr Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye au milieu des années 90 pour parvenir à se nourrir ? Et ça fini d'ailleurs par payer, puisqu’il a été nommé à moins de 30 ans ministre des finances et de l'informatique par « Kascou en 1995». Plus grave, l'interessé a été nommé ministre avant même d’être recruté dans le cadre régulier de la Fonction publique. » Et le voisin d’ajouter, « Je me rappelle encore comme si c’était hier, qu’avant que Kassiré ne le catapulte au gouvernement, Pahimi ne pouvait même pas payer son loyer. Et venait pleurer au près de son papa Kassiré qui le dépannait.» Et l’interlocuteur de conclure, « Il n’ya qu’au Tchad où le ridicule ne tue pas. En plus d’être un traitre (puisqu’il fini par quitter avec fracas le parti de celui qui a fait de lui ce qu’il est), Albert Pahimi Padacké se permet le luxe de traiter les candidats de l’opposition d’affamés, comme le peuple, dont les suffrages sont paradoxalement sollicités ? Ah, le temps, que tu passe si tu vite, au point de nous provoquer des trous de mémoire.

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