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Tchad : Présidentielle du 10 avril, la consigne de vote du FAR de Yorongar vaut son pesant d’or ?
Par Armand Djimassal à N’Djaména

Depuis le rejet de sa candidature à l’élection présidentielle du 10 avril, tous les regards sont tournés vers le député fédéraliste, Ngarledji Yorongar. De nombreux observateurs de la vie politique tchadienne se perdent en conjecture. Qui Ngarléjy Yorongar va t-il soutenir lors du 1er tour de cette présidentielle ? Plusieurs hypothèses sont avancées.

1- Le FAR de Yorongar ne donnera aucune consigne de vote, laissant le libre choix aux militantes, militants et sympathisants, bref aux électeurs de voter pour le candidat de leur choix.

2- Ngarledji Yorongar décidera de soutenir l’un des candidats de l’opposition les mieux placés en ce moment. Et deux noms circulent sous les manteaux. Le candidat de l’UNDR, (Union nationale pour le développement et le renouveau), Saleh Kebzabo ou celui du CAP SUR, le parti Cadre d’Action Populaire pour la Solidarité de la République de l’ancien Premier-ministre Joseph Djimrangar Dadnadji. Problème, le soutien à ce dernier risque d’être hypothétique. La raison ? Au cours d’un récent meeting populaire à Doba, la capitale du pétrole tchadien, JDD aurait tenu des propos qui ont suscité l’ire des partisans de Yorongar. Extrait : « Yorongar et Déby sont tous des agents de la DDS, (NDLR) la Direction de la documentation et de la sécurité, la police politique de l’ex potentat Hissein Habré) ». Des propos très mal pris donc par les militants du Far/Parti Fédération, Fédération, Action pour la République du Logone oriental, et surtout par le proche entourage du député fédéraliste. Question : « Yoro » fera t-il abstraction de cette bourde pour apporter tout de même son soutien à Dadnadji ? Les militants de ce parti sont divisés. Le coordonateur exécutif du FAR Far/Parti Fédération, Fédération, Action pour la République prendra t-il le risque d’aller à l’encontre de l’opinion de la grande majorité de ses militants, en soutenant Joseph Djimrangar Dadnadji ? Ou, décidera t-il, d’appeler à voter pour le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo ? Même si, et c’est un secret de polichinelle, les relations politiques entre les deux hommes ne sont pas bonnes. « Nous avons le temps de réfléchir sur le candidat à soutenir. Ne soyez pas pressé. Pas de spéculation » nous répondu Ngarleji Yorongar. Le saura t-on avant le début de la campagne le 20 mars, donc ce dimanche ? Wait and see.