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Viol collectif de l’adolescente Zouhoura Message du Président du Rdpl
Le week-end du 12 février 2016, la Nation tchadienne toute entière a été éclaboussée par l’acte de viol diabolique commis sur la personne de l’une de ses filles. J’aimerais partager ici avec la victime et sa famille leur douleur. Puisse la paix et la miséricorde du Tout –puissant être sur Zouhoura et sur sa famille ; et puisse la paix et l’amour de Dieu être sur nous tous, tchadiennes et tchadiens, par la volonté de Dieu. En effet, un groupe de marginaux déviants, ayant tous des parcours familiaux, scolaires et sociaux très perturbés, alcooliques, en mauvaise santé physique et mentale s’en sont pris à la personne d’une adolescente innocente, sans défense. Ils ont commis sur la personne de l’adolescente Zouhoura un acte de barbarie dont inutile de rappeler, ici, les détails. L’indignation et la réprobation générales suscitées par ce crime abject nous paralyse tous et restera, à jamais, planté dans la conscience collective de notre peuple tout entier. D’autant plus que les auteurs de ce crime odieux, des délinquants d’habitude, sont des rejetons ratés de ceux là même qui prétendent gouverner le Tchad dans la légitimité de notre constitution. Une constitution qui proclame l’inviolabilité de la personne humaine. Peuple du Tchad, Au delà de ma ferme condamnation de cette abomination, je voudrais ignorer les bourreaux de ce viol et m’adresser, ici, à toi, peuple tchadien, pour te dire mon indignation et mon dégoût pour ce souffre-douleur infligé à ta conscience morale. Je voudrais aussi à te faire remarquer que malgré cette adversité, malgré ta douleur infinie et malgré ces humiliations quotidiennes, tu es un peuple qui diffère de beaucoup d’autres. Rehausse ta tête, garde ton unité, garde ta fierté et ta confiance en toi-même. Tu n’es pas condamné à la désespérance perpétuelle. Tu peux être fier de ta jeunesse. Oui, Zouhoura, la victime est l’un des nôtres. Une fille qui, qu’elle soit kanembou, arabe, moundang, ngambay ou ouaddayenne, est un être humain qui a droit à une vie de famille heureuse dans son pays, dans son foyer. Ce qui ne sera jamais le cas maintenant. Les jeunes innocents qui sont tombés sous les balles de sbires parce qu’ils manifestaient leur indignation ; ces jeunes là aussi sont des nôtres. Ils ont droit à l’affection de leurs parents. Ils nous imposent la plus haute responsabilité de les défendre, de défendre toutes les Zouhoura du Tchad contre la barbarie quel qu’en soit l’auteur. Le viol de Zouhoura est inédit par le mécanisme de son avènement. Notre condamnation et notre réclamation de la justice doivent être fermes, sans complaisance, sans calcul et sans compromission. Enfin c’est l’occasion pour moi d’interpeller ici directement le Président Idriss Deby : Monsieur le Président, vous êtes le Président de tous les tchadiens et tchadiennes ; vous le garant de l’unité nationale et du respect de notre constitution issue de la Conférence nationale souveraine. Laquelle constitution proclame le caractère sacré de la vie et l’inviolabilité de la personne humaine. Une personne innocente a été violée. Elle a subit des actes dégradants sur sa personne. Son avenir est à jamais compromis. Les auteurs de ces actes ignobles sont des délinquants issus de votre entourage familial. Zouhoura a droit à la justice : une justice juste dans la justice et non la prison sans jugement pour les bourreaux. L’intérêt supérieur de la Nation tchadienne exige que les présumés responsables de cet acte soient jugés lors d’un procès et qu’ils soient condamnés s’ils sont reconnus coupable.

Fait le 1er mars 2016.

Rdpl, Mieux vivre ensemble Un engagement pour le Tchad.

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